Les Courts
Grand manteau Rose
Mes paumes sur tes poires.
Ta lune sur mon croissant.
Nos deux souffles dans le soir,
Jusqu'au matin, incessant !
2020-02-18
Courage
Sois plus robuste que les fortes tempêtes
Brise la fatalité d’un revers de la main
Cours sans plier devant les affres d’un chagrin
Et souffle sur les cendres de la défaite.
2014-05-27
Sentier Bleu
Délicate fraîcheur aux renversants atours,
Tes charmes délectent et troublent sans recours
Ton parfum aux simplicités fascinantes
Enivre d’affections ma passion brûlante…
2014-08-16

E2843-S17
Source de syzygies grouillant d’intentions,
L’ombrage espérant fouille d’attentions
Les choix vulnérables, en quête de bévues :
Laissant au numéraire un sommet déchu…
2015-07-29

Parler ?
A me faire parler, vous subiriez le heurt.
Car ce que j’ai à dire est contre mon honneur.
A force de servir des chemins tortueux,
Je ne peux guère aider les génies vertueux.
2011


M.V*
Parcourant les salles à l’heure appointé,
Je ne trouve point l'examen à passer…
Redoublant d’efforts, je demandais chemin
Sans que votre tête ne fut vu d’aucun !
Si mon absence est cause qui abuse,
Ces quelques mots se forment en excuses.
2015-04-09
Piétiné
Pauvres connes, misérables bouts de viandes,
Je me râpe le cœur sur vos clous, truandes !
Je méprise, j’aime sans abnégations,
Acerbe du constat d’inconsidérations.
Et bordel ! Même s’énerver sur un papier
Ne sert à rien que de se morfondre, fait chier !
2014-10-27
Arracher ses douleurs
La plaine des orages gronde un tourment.
Des crevasses, neige le rire du souffrant.
Les montagnes en pluies l’étouffent par le vent,
Pourtant il relève son sourire d’antan,
Prenant plus belle son envol pour la vie
Il soupire son mal, le dépasse, réjouit.
Dorian Clair | 2014-02-08

Mlle White
Dans les replis de ton parfum, j'ai sentis la couette onduler comme à l'approche d'un chat. Léchant l'élan lentement, tendant dents et sourires où respire dires tendres aux rythmes des caresses. Soulevant dans ton sein quelques jeux enfantins, peindre des récits si lointains que nous en étions plus proche, tel que ta main au contact de la mienne, et dans l'aine s'éveillait l'ardeur. Une pelouse aux ruines ensoleillées, quelques fleurs partagées, la bruine tropicale de ce clepsydre mouille, quand se frotte ta douceur à mes oreilles...
~
Mademoiselle, je ne suis plus au printemps de ma vie. Je ne vais pas me battre pour vous. Faites vous partie de ces belles qui s'imaginent gagner mes faveurs d'un simple frémissement de jupon ? Trop habituée à être courues, vous pensez que tout vous est dû, que je suis conquis sans le moindre effort. Une simple résistance vous semble insupportable, et vous préférez sacrifier vos désirs. Non. Je ne vous demanderez pas votre numéro : vous ne ferez que le classer dans les archives sans suites de vos conquêtes avortées. Non. Vous n'aurez pas la moindre avance, car à reculer, vous ne s'avez que vous enorgueillir. Toujours vos rejets se parant d'excuses sans fioritures, ni élégances, et il me faudrait encore une fois vous conforter dans votre capacité à refuser. Toutefois, si par la plus grandes des courtoisies vous m'accordiez quelques instants à répondre d'un lointain texto, il faudrait que je me jetasse à vos pieds, pour peu que n'ayez point annulé la rencontre. Mademoiselle, souvent je suis allé plus loin : à ce petit jeu, j'excelle, mais aujourd'hui, je ne veux plus, car ce sont des relations asymétriques, où je ne fais que gouter l'amour de votre égo. A aucun moment je n'ai été respecté. Suis-je aimé? Ou utilisé comme un charmant sextoy dont on se lasse ? Oui, je suis mal baisé : un homme a t-il le droit de le dire ? Personne ne m'a touché depuis des années : ça vous étonne ? Ne vous inquiétez pas, je vous vois ! Vous attendez patiemment dans un coin coin que je fasse le premier pas. Et bien, attendez !! Si vous aviez l'humilité de vous donner un peu, au lieu d'uniquement recevoir, vous ne repartiriez peut-être pas seule.
Dorian Clair | 2025-05-05
