
The Mosquitoes All Summer Long
En plein été, Théo, photographe en perte de repères, revient dans sa ville natale, Nîmes, avec sa compagne Eva. Dans la maison familiale, ils découvrent une boîte d’anciennes cassettes DV où le père de Théo filme une mystérieuse femme en robe jaune. Théo, qui n’a jamais connu sa mère, se persuade peu à peu que cette femme est elle. Il propose alors à Eva de rejouer l’été filmé sur les cassettes. Ce qui commence comme un jeu intime et amoureux devient progressivement une projection dangereuse, où Eva est forcée d’incarner une absence. Sous la chaleur, les moustiques et les images du passé, leur histoire d’amour se désagrège.

The Mosquitoes All Summer Long naît d'une question : lorsqu'une personne est absente depuis trop longtemps, aimons-nous encore cette personne, ou l'image que nous avons créée à sa place ? Au centre du film se trouve Théo, un homme qui n'a jamais connu sa mère. Pour lui, elle n'est pas une personne concrète, mais un silence familial, un vide dans le langage, un corps sans image. Lorsqu'il découvre d'anciennes cassettes DV filmées par son père, il ne trouve pas la vérité, mais une surface de projection : un visage, une robe jaune, une voix, les fragments d'un été sur lesquels il peut construire une mère et une mémoire. Le film ne cherche pas à résoudre un mystère de manière traditionnelle. Il s'intéresse à la façon dont les images peuvent fabriquer une vérité émotionnelle plus forte que les faits. La tragédie de Théo ne vient pas seulement d'un secret familial, mais du moment où il commence à croire à la fiction qu'il a lui-même créée.
Eva entre dans cette histoire comme une femme réelle, mais elle est peu à peu transformée en image. Jeune actrice sans emploi, elle accepte d'abord le projet de Théo comme un jeu intime, romantique, presque une occasion de jouer. Mais la caméra finit par se retourner contre elle : elle devient le médium à travers lequel Théo tente d'atteindre une autre femme, le substitut d'une absence. Pour moi, ce film parle du désir, de la mémoire et de la violence de la projection. Il raconte comment l'amour peut devenir possession lorsque l'autre cesse d'être vu comme un être réel ; comment le regard peut devenir contrôle ; comment le cinéma lui-même peut devenir un moyen de retenir, de rejouer, ou de déformer ce qui a été perdu.
Nîmes n'est pas seulement un décor, mais un climat émotionnel. La chaleur, les vestiges romains, les rues vides, les moustiques, les vieilles maisons, les plafonds qui fuient, la télévision, les cigales et les ventilateurs composent un été stagnant, sensuel et oppressant. Les moustiques, présence minuscule mais persistante, reviennent comme la mémoire, le désir et l'absence : presque rien, mais assez pour troubler tout le silence.

Directeur de production cinéma | ||
Réalisateur cinéma | ||
1er assistant réalisateur cinéma | ||
Scripte cinéma | ||
Directeur de la photographie cinéma | ||
1er assistant opérateur du son cinéma | ||
Machiniste de prise de vues cinéma | ||
Chef décorateur cinéma | ||
1er assistant décorateur cinéma | ||
Régisseur adjoint cinéma | ||
Régisseur adjoint cinéma | ||
Régisseur adjoint cinéma |

Remerciements
Le Jean Bart Tabac, La Piazzetta, Jardin de la Fontaine, Arènes de Nîmes, Maison Carré de Nîmes, Lac du Salagou, Plage de l'Espiguette, Pont du Gard
Réception
Fin de création : 14/09/2026 | Origine France
Sortie : 15/09/2026
Tout Public
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